Territoires

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur couvre les 6 départements des Alpes de Haute-Provence (04), Alpes Maritimes (06), Bouches-du-Rhône (13), Hautes-Alpes (05), Vaucluse (84) et Var (83), représentant 963 communes sur 31 400km2.

D’ouest en est, ce sont près de 900km de côtes bordant la Méditerranée. Sur les régions littorales se succèdent les rivages bas (la Camargue et la Crau) et les hautes falaises des Calanques. Au nord et à l’est, les régions montagneuses s’imposent. Les vallées glacières des Hautes-Alpes culminent à 4 102 mètres. Entre ces deux grands ensembles se situe la Provence intérieure, formée de collines et de coteaux. Ce territoire exceptionnel fait l’objet de nombreuses protections et labellisations avec 8 parcs naturels régionaux, 4 Parcs nationaux, 12 réserves naturelles nationales, 5 réserves naturelles régionales et 3 réserves de Biosphère.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur compte 4,9 millions d’habitants, 90% d’entre eux résidant dans les 3 grandes métropoles que sont Marseille, Nice et Toulon, ou dans les villes moyennes de plus de 20 000 habitants.

Les quatre territoires du projet

Aix Marseille Provence

 

La Métropole Aix-Marseille-Provence regroupe 92 communes, sur un territoire de 3 148 km2, soit 10% de la superficie régionale. Elle est ainsi la plus vaste métropole de France : quatre fois le Grand Paris et six fois le Grand Lyon.

Le territoire métropolitain présente un cadre géographique et paysager exceptionnel et diversifié. Aux nombreux massifs collinaires et leurs vallées à l’est s’opposent les étendues d’eau de l’étang de Berre et de l’étang de Bolmon à l’ouest. La façade littorale longue de 255 kilomètres voit alterner les espaces industrialo-portuaires (zone de Fos-sur-Mer, Grand Port maritime, port de la Ciotat) et les espaces de nature pittoresques dont les célèbres calanques entre Marseille et Cassis. Le territoire terrestre est quant à lui marqué à la fois par de nombreux espaces naturels remarquables pour partie protégés et une urbanisation forte et multipolaire.

Avec 1 850 000 habitants, Aix-Marseille-Provence est également la plus peuplée des métropoles régionales. Les deux grands pôles urbains, Marseille (858 000 habitants) et Aix-en-Provence (142 000 habitants) regroupent à eux deux un million d’habitants soit 54% de la population de la métropole. Cependant, la croissance démographique de la métropole, à l’image de celle de la Région Provence-Alpes Côte d'Azur, est en perte de vitesse depuis une dizaine d’années avec un taux annuel de croissance de seulement +0,4%.

Territoire de contrastes, riche dans son patrimoine naturel comme dans la pluralité des activités humaines qui s’y développent, la métropole Aix-Marseille-Provence est à la fois source d’opportunités et porteuse de véritables enjeux d’aménagement du territoire et de développement.

Focus sur Marseille

Siège de la métropole Aix Marseille Provence, la ville de Marseille s’impose comme la deuxième commune de France avec 861 635 habitants et la troisième agglomération avec 1 578 584 habitants. Etendue sur 240 km2, la ville de Marseille est une ville de contrastes, diversifiée, abritant à la fois un centre-ville dense et très urbain et des espaces de nature remarquables dont le fameux massif des Calanques. La ville portuaire enclavée entre les eaux de la Méditerranée d’un côté et les massifs collinaires de l’Estaque, de l’Etoile, du Garlaban et de Saint Cyr de l’autre côté se développe depuis 2600 ans et s’impose aujourd’hui comme un pôle économique incontournable du territoire régional et une destination touristique toujours plus prisée.

Les enjeux du territoire

Extraits :

« Préserver, valoriser nos ressources - Pour une métropole attractive, durable et solidaire au cœur des aspirations sociétales et du mieux vivre ensemble » - AgAM – novembre 2017.

« Aix-Marseille-Provence, comprendre l’espace métropolitain », Atlas cartographique – AgAM – Juin 2016.

Regards de l’AgAM n°39 - « Améliorer la qualité de l'air Un enjeu d'échelle métropolitaine » -AgAM – Octobre 2016.

Les espaces naturels de la métropole sont remarquables mais sous pression de l’urbanisation, de la pollution, de la (sur) fréquentation locale et touristique. Ce sont en moyenne près de 200 ha/an d’espaces agricoles et naturels qui ont été grignotés par l’urbanisation entre 2006 et 2014. De plus, ils sont fragmentés par des autoroutes, voies rapides, lignes TGV, canaux...

La densité élevée de population et l’attachement de celle-ci à son territoire se traduit par une très forte fréquentation des espaces naturels qui deviennent des espaces de détente, de loisirs aussi bien sur terre que sur l’eau. Les signes de dégradations sont multiples : zones régulièrement incendiées, décharges sauvages, pollution des eaux, conflits d’usages... Pour préserver la biodiversité et les paysages, de nombreuses protections réglementaires plus ou moins contraignantes sur les espaces naturels ont été mises en place: le Parc national des Calanques, les Réserves naturelles nationales et régionales, les arrêtés préfectoraux de protection de biotope, les sites classés et inscrits correspondent à des protections fortes de sites.

Plusieurs secteurs sont cependant encore orphelins, en particulier au nord de la Métropole, à l’image de la chaîne de la Trevaresse et des massifs de Rognes et du Montaiguet. D’autres espaces sont protégés, mais de façon partielle : chaîne de l’Estaque, plateau de l’Arbois, rives de l’étang de Berre et milieux humides associés…

L’enjeu est bien de combler les manques en matière de protection et de gestion des espaces, afin de préserver les grands équilibres dans la structuration du territoire. L’enjeu est également de préserver, voire de restaurer les connections entre ces réservoirs de biodiversité, dans la perspective d’une Trame Verte et Bleue d’échelle métropolitaine. Cet enjeu prend une dimension particulière avec les changements climatiques : certaines espèces devront pouvoir migrer pour s’adapter.

De plus, sur un territoire très impacté par la pollution de l’air extérieur, classée cancérigène par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2013, le premier défi est sanitaire. Réduire durablement l’exposition de la population est indispensable pour garantir un cadre de vie de qualité. C’est en particulier le cas dans les centres urbains, appelés à être de plus en plus denses et qui cumulent d’autres nuisances comme le bruit et le phénomène d’îlots de chaleur. Il s’agit également de réduire les inégalités environnementales, spatiales et d’améliorer l’attractivité du territoire. D’autre part, tendre vers le respect des seuils de qualité de l’air définis par l’Union européenne évitera à la France les contentieux avec la Cour de justice européenne, comme c’est aujourd’hui le cas pour les particules. L’une des réponses est de conduire une politique intégrée de réduction des émissions à une échelle de territoire pertinente. Les réflexions à venir sur les politiques de logement, de mobilité et de développement dans l’élaboration du SCoT métropolitain devraient contribuer à apporter des réponses plus qualitatives et respectueuses vis-à-vis des enjeux environnementaux et de qualité de vie. Le défi est aussi d’intégrer les politiques climatique et énergétique dans une double logique: baisse des émissions de gaz à effet de serre, adaptation aux évolutions en cours.

Enfin, la métropole est confrontée à l’enjeu plus global de l’adaptation et de la capacité de résilience face aux impacts des changements climatiques. Les prévisions régionales d’augmentation des températures, de la fréquence et de l’intensité des épisodes de canicules ou encore du stress hydrique auront un impact d’autant plus important pour la population majoritairement urbaine du fait de leur amplification en milieu urbain. L’étude et la mise en œuvre de biais d’atténuation des changements climatiques et de résilience face à leurs impacts est donc un enjeu majeur des années à venir pour le territoire.

Plus spécifiquement, la ville de Marseille connait de multiples enjeux climatiques du fait de ses caractéristiques, par exemple :

  • Une population qui se paupérise dans le centre urbain et une forte démographie
  • Une forte urbanisation
  • Des activités de tourisme importantes
  • Des espaces naturels entre mer et terre fragilisés
  • Un climat déjà propice aux incendies et une topographie/ hydrographie propice aux inondations
  • Un bassin géographique propice au développement de certains vecteurs de maladie (chikungunya).

Pour limiter les changements climatiques, réduire à la source les émissions de gaz à effet de serre (GES) doit rester la priorité dans les transports, l’habitat, l’agriculture, le traitement des déchets, la production d’énergie, etc... Mais la machine climatique est difficile à freiner : la durée de vie des GES étant de plusieurs dizaines ou centaines d’années, même si l’on arrive à réduire drastiquement nos émissions, un réchauffement de notre planète est inévitable et les impacts se feront sentir pendant plusieurs centaines d’années.
 


Pour aller plus loin

http://www.agam.org/
http://www.agam.org/fileadmin/ressources/agam.org/etudes/AMENAGEMENT/observatoire_metropoles/AGAM-Préserver-valoriser_nos_ressources.pdf
http://www.agam.org/fileadmin/ressources/agam.org/etudes/AMENAGEMENT/observatoire_metropoles/pdf/Atlas_métrop_Final_site.pdf
https://www.ampmetropole.fr/sites/default/files/2017-09/AGAM_Regards-39_ENJEU_QUALITE_AIR_2015.pdf
http://environnement.marseille.fr/developpement-durable/plan-climat-marseille

Ville de Marseille

Siège de la métropole Aix Marseille Provence, la ville de Marseille s’impose comme la deuxième commune de France avec 858 000 habitants. Etendue sur 240 km2, la ville de Marseille est une ville de contrastes, diversifiée, abritant à la fois un centre-ville dense et très urbain et des espaces de nature remarquables dont le fameux massif des Calanques. La ville portuaire enclavée entre les eaux de la Méditerranée d’un côté et les massifs collinaires de l’Estaque, de l’Etoile, du Garlaban et de Saint Cyr-Carpiagne de l’autre côté se développe depuis 2600 ans et s’impose aujourd’hui comme un pôle économique incontournable du territoire régional et une destination touristique toujours plus prisée.

Les enjeux du territoire

La ville de Marseille connait de multiples enjeux climatiques du fait de ses caractéristiques, par exemple :

  • Une population qui se paupérise dans le centre urbain et une forte démographie
  • Une forte urbanisation
  • Des activités de tourisme importantes
  • Des espaces naturels entre mer et terre fragilisés
  • Un climat déjà propice aux incendies et une topographie/ hydrographie propice aux inondations
  • Un bassin géographique propice au développement de certains vecteurs de maladie (chikungunya)

Pour limiter les changements climatiques, réduire à la source les émissions de gaz à effet de serre (GES) doit rester la priorité dans les transports, l’habitat, l’agriculture, le traitement des déchets, la production d’énergie, etc... Mais la machine climatique est difficile à freiner : la durée de vie des GES étant de plusieurs dizaines ou centaines d’années, même si l’on arrive à réduire drastiquement nos émissions, un réchauffement de notre planète est inévitable et les impacts se feront sentir pendant plusieurs centaines d’années.
 


Pour aller plus loin

http://environnement.marseille.fr/developpement-durable/plan-climat-marseille

Toulon Provence Mediterranée

La métropole Toulon Provence Méditerranée regroupe 12 communes sur un territoire de près de 36 654 hectares. La métropole compte 437 460 habitants (source INSEE, population légale en vigueur à compter du 1er janvier 2018), représentant ainsi plus de 40% de la population du département du Var.

Entre mer et terre, le territoire classé comme le plus touristique de France dispose de plus de 200 kilomètres de littoral et des massifs montagneux offrant des chemins de randonnées au panorama d’exception.

Les enjeux du territoire

Dans la perspective des impacts à venir des changements climatiques, certains enjeux de territoire se dégagent prioritairement sur la métropole. Il en est ainsi des enjeux de qualité de l’air et de santé, de la disponibilité et de la qualité de l’eau, de la sécurité des infrastructures et habitats, ou encore de la protection du patrimoine naturel et agricole.

En effet, l’augmentation des températures annuelles moyennes s’accompagnera d’une baisse conséquente de la quantité d’eau disponible en surface et en souterrain. La problématique de l’eau sera également qualitative, avec une dégradation de la qualité physico-chimique de l’eau qui pourrait engendrer une perturbation de l’alimentation en eau potable, des conflits d’usages, mais également une perturbation importante des écosystèmes aquatiques due à une augmentation de la température de l’eau et d’une baisse des débits.

Cette augmentation moyenne des températures sera associée à une augmentation de la fréquence et de la durée des épisodes de canicules et des vagues de chaleur. Or ces phénomènes impactent la qualité de l’air, et par là même la santé des populations. La dégradation de la qualité de l’air notamment par l’ozone et les particules fines pourrait être une menace notamment pour la santé de populations fragiles comme les personnes âgées et les jeunes enfants.

Au-delà du développement de la résilience à ces phénomènes, l’enjeu est également d’adapter les modes de vie et activités humaines qui y contribuent : réduction des émissions de gaz à effet de serre et des polluants sur le territoire, réduction des consommations d’énergie, augmentation de la production d’énergies renouvelables.

Au-delà des enjeux eau et air, ces augmentations de températures et baisses des précipitations annuelles entrainent de nouveaux enjeux en matière d’agriculture, de viticulture, et de préservation des espaces naturels et de la biodiversité. Ces changements climatiques pourraient induire des pertes de rendement (principalement en horticulture), de qualité et de typicité des productions agricoles. La perte de qualité et de typicité des raisins représente un fort risque pour la viticulture car elle pourrait engendrer la perte des appellations AOC. Ils induiraient également une modification de l’équilibre écologique des milieux naturels et de la biodiversité (terrestre et aquatique), ainsi que la possibilité d’introduction et/ou développement d’espèces invasives.

Les aléas climatiques se traduiront également par une augmentation du risque de submersion marine et d’inondation. Il est donc nécessaire d’anticiper et d’appréhender les enjeux de sécurité des populations et de sécurité et de mise en protection des aménagements, infrastructures et habitats. L’adaptation des activités humaines, qu’elles soient agricoles, viticoles, tertiaires, industrielles ou touristiques à ces risques submersion et inondation constitue également un enjeu de territoire important.


Pour aller plus loin

https://metropoletpm.fr/

Nice Côte d'Azur

La métropole Nice Côte d’Azur regroupe 46 communes sur 1 400km2, soit un tiers de la superficie du département des Alpes-Maritimes. Elle abrite 550 000 habitants dont une majorité vit en milieu urbain (79%), entre Nice, Cagnes-sur-Mer et Saint-Laurent-du-Var.

La métropole offre une mosaïque de paysages témoins de la diversité géographique du territoire, de la mer Méditerranée aux sommets du Mercantour. Au-delà de la variété des paysages et lieux de vie, trois espaces distincts se dessinent de par leurs caractéristiques géographiques, les formes d’occupation du territoire et les activités économiques qui s’y développent :

  • La façade littorale marquée par une attractivité touristique et économique forte, lieu de concentration de l’urbanité et des activités économiques du territoire métropolitain.
  • Le Moyen Pays, auparavant agricole qui est aujourd’hui une zone hautement stratégique d’extension urbaine et de développement économique avec l’Opération d’Intérêt National (OIN) Plaine du Var.
  • Le Haut Pays Montagnard, caractérisé par des espaces naturels et une biodiversité d’une grande richesse objet de protection spécifique avec notamment le Parc National du Mercantour, et où l’économie repose en grande partie sur une activité agricole, sylvicole et pastorale.

Les enjeux du territoire

Extraits du PCET NCA (2012/2017) - Tome 3 – Diagnostic des vulnérabilités du territoire aux changements climatiques

L’enjeu stratégique que représente le risque climatique est considérable à l’échelle des territoires : les impacts environnementaux, économiques et sociaux influent directement sur la qualité du cadre de vie des habitants et la préservation des ressources locales. Aussi il convient d’anticiper et de s’adapter aux impacts potentiels des effets des changements climatiques sur le territoire.

Les impacts des changements climatiques sur la ressource en eau seront multiples, tant sur l’offre (quantité et qualité) que sur la demande (augmentation des besoins en eau). Malgré une bonne disponibilité de la ressource en eau sur le territoire à court terme, les perspectives de développement du territoire (urbanisation, croissance démographique, accueil de nouvelles activités, pressions sur les cours d'eau) laissent présager à long terme, une accentuation des pressions sur l’usage de la ressource en eau et des conflits potentiels à anticiper (eau potable, activités consommatrices d'eau, usages agricoles, usages énergétiques, etc.). Néanmoins, aujourd’hui, la réelle problématique à court terme est la préservation de la qualité de l'eau du territoire.

L’évolution climatique risque de renforcer la fréquence et l’intensité des évènements extrêmes (GIEC, 2012). Ainsi, plusieurs problématiques vont s’avérer de plus en plus contraignantes pour le territoire :

  • Risques inondations : problématique du ruissèlement urbain à intégrer ;
  • Risques Retrait Gonflement des Argiles : peu considérés à ce jour ;
  • Risques Feu de Forêt : de nombreux dispositifs d’alerte à renforcer et anticiper les risques de feux en zone périurbaine ;
  • Risques Littoraux : si l’érosion du littoral est aujourd’hui en cours, les phénomènes de submersions temporaires doivent être anticipés au regard de la forte sensibilité du littoral vis-à-vis de ses activités.

Ainsi, il est nécessaire d’intégrer une dimension prospective dans les outils de prévention et de protection des risques naturels.

La Métropole dispose de cinq fois plus d’espaces naturels que l’ancienne communauté urbaine. En confrontant les connaissances et les expertises du Parc National du Mercantour, du Parc Naturel Régional des Préalpes d’Azur et de ses services, la Métropole permet d’avoir l’échelle et les moyens adéquats pour appréhender de façon plus complète sa trame verte et bleue malgré les distinctions fortes entre les enjeux liés à la façade littorale et les enjeux du Haut Pays. Le premier défi de la Métropole réside dans sa capacité à protéger, gérer et mettre en valeur la richesse et la diversité de ce patrimoine paysager naturel et urbain. Différents outils sont actuellement mis en place, qu’il s’agisse du Parc National du Mercantour, de l’OIN Plaine du Var, du contrat de baie ou des contrats de rivière. La complexité des interactions entre la biodiversité et le climat rend difficile l’identification des zones les plus fragiles à l’échelle du territoire. Il convient alors d’améliorer les connaissances des essences et des espèces pouvant être impactées par les effets des changements climatiques.

Disposant de compétences structurantes en matière d’aménagement et de planification, la Métropole doit dès aujourd’hui intégrer ou décliner une composante climatique dans les réflexions prospectives initiées à l’échelle du territoire (SCOT, PLU, etc.). Des situations d’inconforts thermiques risquent d’impacter plus fortement et plus régulièrement la qualité du cadre de vie des habitants (apparition d’îlots de chaleurs urbains). Ainsi, dès aujourd’hui, la priorité est d’anticiper les modes de constructions et les aménagements de quartiers afin que la qualité de vie soit la même d’ici quelques années.

Le secteur de l’énergie est directement lié au climat. Les capacités de production nécessaires pour répondre aux besoins énergétiques (chauffage, refroidissement) dépendent des conditions climatiques. Les évolutions climatiques observées et attendues pourraient donc entraîner des impacts potentiellement significatifs sur le système énergétique, et ce à plusieurs niveaux :

  • une évolution de la demande énergétique : probable augmentation des besoins énergétiques pour le rafraîchissement en été du fait des fortes températures ;
  • des difficultés de production en été en raison de la baisse des débits des cours d’eau (hydroélectricité) et de la hausse des températures de l’eau utilisée comme source froide pour les centrales nucléaires et thermiques classiques ;
  • des difficultés dans la distribution de l’énergie avec la possible dégradation, voire destruction des infrastructures de dessertes ;
  • l’augmentation de la vulnérabilité des infrastructures de production d’énergie aux évènements extrêmes.

En raison de sa situation énergétique dépendante, le territoire a initié depuis plusieurs années un contrat de sécurisation énergétique de l’Est PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR. En continuité de ces travaux, le territoire devra faire face à des impacts potentiels des changements climatiques sur la consommation et la production énergétique à l’échelle du territoire.

En parallèle de la réduction des activités agricoles sur le territoire, on observe une accentuation de la superficie des espaces forestiers. Malgré cette dynamique corrélée, ces deux secteurs sont largement dépendants des conditions climatiques. Pouvant s’avérer positives, les évolutions climatiques offrent de nouvelles conditions de productivité sur le territoire. Néanmoins, des effets négatifs viennent impacter ces dernières : productivité, répartition géographique, etc. La gestion forestière et l’aménagement du territoire doivent dès aujourd’hui tenir compte de ces tendances afin d’adapter les pratiques et réduire la vulnérabilité des peuplements forestiers (au dépérissement, au risque incendie, etc.). Ainsi, les changements climatiques vient exacerber une dynamique de pressions déjà en cours sur les activités agricoles. A ce jour, peu d’analyses ont été initiées sur l’impact des changements climatiques sur la productivité agricole du territoire

Le tourisme est largement lié aux conditions climatiques locales, qui constituent un critère de choix essentiel des destinations touristiques. Une modification des paramètres climatiques pourrait entraîner des changements significatifs tant sur le calendrier de fréquentation touristique (allongement de la saison estivale, augmentation de la fréquentation « hors saisons ») que sur la répartition des flux sur le territoire (recherche de fraîcheur en été en montagne par exemple, ou remontée en altitude des activités touristiques hivernales) et éventuellement sur la nature des activités touristiques (nouvelles pratiques, abandon de certaines…). Des impacts seraient prévisibles sur le territoire notamment pour l’activité des stations de montagne, largement dépendantes des conditions climatiques.

Les changements climatiques, au travers des évènements extrêmes qui pourront se produire et du réchauffement prévu, affectera sans aucun doute la santé humaine. Les risques sanitaires liés à ces changements seront accentués et des phénomènes sanitaires nouveaux, aujourd’hui peu appréhendables, pourraient même apparaître. La région PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR, et plus spécifiquement le territoire de la Métropole, est particulièrement concernée par le risque d’émergence ou d’extension de certaines pathologies infectieuses dont les vecteurs sont déjà présents sur le pourtour méditerranéen. Par ailleurs, une augmentation du nombre de personnes vulnérables à la chaleur est attendue, consécutivement à l’augmentation des températures, couplée au vieillissement de la population et à la concentration des populations dans les zones urbaines (InVS, 2010). Couplés à une population vulnérable (âgée), ces effets prévisibles des changements climatiques sur les populations nécessitent une indispensable mobilisation des secteurs de la santé pour traiter de cette problématique à l’échelle de la Métropole Nice Côte d’Azur.

 


Pour aller plus loin

http://www.nicecotedazur.org/environnement/l-energie-et-le-climat/plan-climat-energie-territorial

http://www.nicecotedazur.org/uploads/media_items/3-tome-3-adaptation-cc.original.pdf